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Qualiopi V10 : le nouveau référentiel à 33 indicateurs, applicable au 1er novembre 2026

Un classeur d'audit ouvert sur un bureau sombre, une main coche une case au stylo : le référentiel Qualiopi V10 se prépare indicateur par indicateur

Par Jérémie Chiari · Publié le · 12 min de lecture

Le décret n° 2026-728 du 1er août 2026 remplace le référentiel national qualité actuel par une version à 33 indicateurs, applicable à tout audit Qualiopi réalisé à partir du 1er novembre 2026. Les 7 critères sont inchangés. Un indicateur est entièrement nouveau — l'évaluation des enseignements par les apprenants — et quatre sont renforcés : violences et harcèlement, suivi du distanciel, traçabilité de la sous-traitance, analyse des risques.

Relu par Axel Joseph Auguste, cofondateur de LIDEO, spécialiste réglementaire et sécurité — profil

Ce qui change au 1er novembre 2026, en une page

Le référentiel national qualité — celui sur lequel repose toute certification Qualiopi — vient d'être réécrit. Le décret n° 2026-728 du 1er août 2026, publié au Journal officiel le 4 août, remplace la version actuelle à 32 indicateurs par une version à 33 indicateurs. Elle s'applique à tout audit réalisé à partir du 1er novembre 2026.

Référentiel actuelRéférentiel V10
Critères77, inchangés
Indicateurs3233
Indicateur entièrement nouveauIndicateur 33 : évaluation des enseignements par les apprenants
Indicateurs renforcés1, 12, 19, 27, 32
Date d'application1er novembre 2026, sans période transitoire
Certificats en coursRestent valables jusqu'à leur terme

L'essentiel

  • Les 7 critères ne bougent pas : la logique du référentiel, celle de la preuve, reste la même.
  • Un seul indicateur est créé, mais il touche tout le monde : chaque organisme devra faire évaluer ses enseignements par ses apprenants, en plus de la satisfaction.
  • Quatre indicateurs existants gagnent des exigences nouvelles : violences et harcèlement, suivi réel du distanciel, sous-traitance tracée dans les contrats, analyse des risques.
  • Ce qui compte, c'est la date de l'audit, pas celle du contrat avec le certificateur.

D'où vient ce nouveau référentiel

Le référentiel national qualité est fixé par décret, sur le fondement de l'article L. 6316-3 du Code du travail. Il s'impose aux organismes de formation qui veulent accéder aux fonds publics et mutualisés — CPF, OPCO, France Travail — et il s'impose aussi aux organismes certificateurs, qui auditent sur sa base.

La version en vigueur date de 2019, retouchée depuis. Ce que le décret du 1er août 2026 apporte n'est pas une refonte : sur 33 indicateurs, une vingtaine sont repris à l'identique ou avec des ajustements de forme. Mais les ajouts vont tous dans le même sens — plus de traçabilité, plus de mesure d'efficacité, plus de protection des bénéficiaires — et ils correspondent à ce que les auditeurs cherchaient déjà à voir sans toujours avoir de texte pour l'exiger.

Le calendrier est serré. Le décret a été publié le 4 août, en pleine période creuse, pour une application le 1er novembre. Un organisme dont l'audit de surveillance tombe en novembre a découvert la nouvelle version en rentrant de vacances, avec huit semaines pour s'y conformer.

L'indicateur 33 : ce qu'il demande, et pourquoi la satisfaction ne suffit plus

C'est le seul indicateur nouveau, rattaché au critère 7. Son texte :

« Le prestataire met en place un dispositif d'évaluation des contenus et des enseignements par les apprenants, distinct du recueil général de satisfaction, dont les résultats sont partagés avec les équipes pédagogiques et donnent lieu à la formalisation d'une démarche d'amélioration continue, dont il mesure périodiquement l'efficacité. »

Chaque membre de phrase est une exigence, et un auditeur les prendra une par une.

« Évaluation des contenus et des enseignements » — on ne demande plus à l'apprenant s'il est content, on lui demande si le contenu était pertinent et si l'enseignement était de qualité. Ce sont des questions différentes, et un questionnaire qui mélange les deux ne coche pas la case.

« Distinct du recueil général de satisfaction » — c'est explicite. Le questionnaire de satisfaction que vous utilisez déjà pour l'indicateur 30 ne peut pas servir deux fois. Il faut un second dispositif, identifiable comme tel.

« Partagés avec les équipes pédagogiques » — il faut pouvoir montrer que les formateurs ont reçu les résultats : un compte rendu, un point d'équipe, un tableau de bord partagé. Un organisme unipersonnel devra montrer que le formateur — lui-même — a analysé ces retours, par écrit.

« Formalisation d'une démarche d'amélioration continue » — un document qui dit : voilà ce que les apprenants nous ont dit, voilà ce qu'on change. Pas une intention, une décision datée.

« Dont il mesure périodiquement l'efficacité » — c'est le membre de phrase que beaucoup vont manquer. Il ne suffit pas d'avoir changé quelque chose, il faut avoir vérifié, plus tard, que le changement a produit un effet, et pouvoir le montrer.

En pratique, le dossier de preuves pour cet indicateur ressemblera à ceci : un questionnaire d'évaluation des enseignements distinct du questionnaire de satisfaction ; les résultats compilés par session ou par formateur ; une trace de leur partage avec l'équipe ; un plan d'amélioration daté ; et, à l'audit suivant, la comparaison avant/après.

Les indicateurs renforcés

Cinq indicateurs existants voient leur texte étendu. Pour chacun, ce qui s'ajoute et la preuve qu'un auditeur attendra.

IndicateurCe qui s'ajoute dans la V10Preuve attendue
1 — Information du publicLa communication « ne comporte aucune mention de nature à induire le public en erreur »Relecture du site, des plaquettes et des annonces : promesses de résultats, mentions « garanti », taux non sourcés
12 — Engagement et ruptures de parcoursPrévention et traitement « de toute situation de violence, dont les violences sexistes et sexuelles, de harcèlement ou de discrimination »Procédure de signalement identifiable, référent désigné, information des bénéficiaires — la seule mention dans le règlement intérieur ne suffira plus
19 — Ressources pédagogiquesVérification de « l'effectivité du suivi » des modules à distance ; un référent pédagogique par formation au-delà d'un nombre d'intervenants fixé par arrêtéRelevés de connexion et de progression, désignation écrite du référent
27 — Sous-traitanceLa conformité au référentiel doit être « tracée dans les contrats de sous-traitance »Clause explicite dans chaque contrat, plus le contrôle de la conformité du sous-traitant
32 — Amélioration continueAjout d'« une analyse des risques sur la qualité des formations délivrées »Un document d'analyse des risques qualité, mis à jour, avec les mesures de prévention associées

Deux remarques sur ce tableau.

La première : l'indicateur 12 va faire échouer des audits. Beaucoup d'organismes traitent le harcèlement et les discriminations par une ligne dans le règlement intérieur. Le nouveau texte demande de la prévention et du traitement : il faut un canal de signalement, quelqu'un qui le reçoit, et une procédure de ce qui se passe ensuite. Un organisme de trois personnes doit l'avoir aussi.

La seconde : l'indicateur 19 vise directement le distanciel mal suivi. « Vérifier l'effectivité du suivi » signifie prouver que l'apprenant a réellement suivi les modules à distance — pas seulement qu'il y avait accès. Sur une plateforme, ce sont les relevés de connexion et d'avancement. Sur une formation par visioconférence, ce sont les feuilles d'émargement électroniques et les temps de présence. Un organisme qui vend du distanciel sans outil de suivi n'aura rien à montrer.

Ce qui ne change pas

Il est utile de le dire, parce que la tentation est de tout reprendre à zéro.

Les sept critères sont identiques, mot pour mot : information du public, identification des objectifs, adaptation aux publics, moyens pédagogiques, qualification des personnels, inscription dans l'environnement professionnel, prise en compte des appréciations et réclamations. Votre dossier de preuves, s'il est organisé par critère, garde sa structure.

La logique de la preuve est la même. L'auditeur ne vérifie pas que vous avez un document, il vérifie que vous faites ce que le document dit. Un indicateur renforcé ne demande pas un document de plus, il demande une pratique de plus, et sa trace.

Le cycle de certification ne bouge pas. Un certificat reste valable trois ans, avec un audit de surveillance entre le quatorzième et le vingt-deuxième mois, puis un audit de renouvellement. Le nouveau référentiel s'insère dans ce cycle : c'est votre prochain audit, quel qu'il soit, qui se fera sur 33 indicateurs s'il a lieu après le 1er novembre.

La distinction entre non-conformité majeure et mineure demeure, avec son mécanisme : une non-conformité majeure doit être corrigée dans les trois mois, faute de quoi la certification est suspendue puis retirée.

Les 33 indicateurs, critère par critère

Voici le référentiel V10 dans son intégralité, avec pour chaque indicateur la mention de son périmètre quand il ne s'applique qu'à certaines prestations. Le texte complet de chaque indicateur figure dans la checklist proposée en bas de cet article.

Critère 1 — L'information du public

  1. Information accessible, détaillée et vérifiable sur les prestations : prérequis, objectifs, reconnaissance, durée, modalités, délais, tarifs, contacts, évaluation, accessibilité aux personnes handicapées — renforcé : aucune mention trompeuse.
  2. Indicateurs de résultats adaptés aux prestations et aux publics, avec leurs modalités de calcul.
  3. Pour les formations certifiantes : taux d'obtention, blocs de compétences, équivalences, passerelles, suites de parcours.

Critère 2 — Les objectifs et la conception des prestations

  1. Analyse du besoin du bénéficiaire, en lien avec l'entreprise ou le financeur.
  2. Objectifs opérationnels et évaluables.
  3. Contenus et modalités adaptés aux objectifs et aux publics.
  4. Pour les formations certifiantes : adéquation du contenu aux exigences de la certification, capacité à l'assurer.
  5. Procédures de positionnement et d'évaluation des acquis à l'entrée.

Critère 3 — L'accueil, l'accompagnement et le suivi

  1. Information des bénéficiaires sur les conditions de déroulement.
  2. Mise en œuvre et adaptation de la prestation, de l'accompagnement et du suivi.
  3. Évaluation de l'atteinte des objectifs par les bénéficiaires.
  4. Engagement des bénéficiaires et prévention des ruptures — renforcé : prévention et traitement des violences, du harcèlement et des discriminations.
  5. Alternance : anticipation des missions et coordination centre-entreprise.
  6. Apprentissage : accompagnement socio-professionnel, procédure de traitement sans délai des ruptures.
  7. Apprentissage : information des apprentis sur leurs droits, la santé-sécurité, les dispositifs de signalement.
  8. Formations certifiantes : respect des exigences formelles de présentation à la certification.

Critère 4 — Les moyens pédagogiques, techniques et d'encadrement

  1. Moyens humains et techniques adaptés, environnement approprié.
  2. Mobilisation et coordination des intervenants internes et externes.
  3. Ressources pédagogiques et appropriation — renforcé : effectivité du suivi à distance, référent pédagogique au-delà d'un seuil d'intervenants.
  4. Apprentissage : personnel dédié à la mobilité, référent handicap, conseil de perfectionnement, supervision renforcée sous un seuil d'intervenants permanents.

Critère 5 — La qualification des personnels

  1. Détermination, mobilisation et évaluation des compétences des intervenants.
  2. Entretien et développement des compétences des salariés.

Critère 6 — L'inscription dans l'environnement professionnel

  1. Veille légale et réglementaire, et exploitation de ses enseignements.
  2. Veille sur les compétences, métiers et emplois.
  3. Veille sur les innovations pédagogiques et technologiques.
  4. Expertises, outils et réseaux pour les publics en situation de handicap.
  5. Sous-traitance et portage salarial : conformité au référentiel — renforcé : traçabilité dans les contrats.
  6. Formation en situation de travail : mobilisation du réseau de partenaires.
  7. Apprentissage : actions concourant à l'insertion professionnelle ou à la poursuite d'études.

Critère 7 — Les appréciations et les réclamations

  1. Recueil des appréciations des parties prenantes.
  2. Traitement des difficultés, des réclamations et des aléas.
  3. Démarche d'amélioration continue — renforcé : analyse des risques sur la qualité des formations.
  4. Nouveau : évaluation des contenus et des enseignements par les apprenants, distincte de la satisfaction, partagée avec les équipes, suivie d'une amélioration dont l'efficacité est mesurée.
33
indicateurs dans le référentiel V10
1er
novembre 2026 : premier jour d'application
5
indicateurs renforcés, plus un entièrement nouveau

Que faire selon la date de votre audit

Votre situationCe qu'il faut faire, et quand
Audit initial ou de surveillance avant le 31 octobre 2026Rien ne change pour cet audit. Mais le suivant sera en V10 : commencez à mettre en place l'indicateur 33 dès maintenant, il faut du temps pour avoir des résultats à montrer
Audit entre le 1er novembre et le 31 décembre 2026Urgence. Reprenez le dossier de preuves sur les indicateurs 1, 12, 19, 27, 32 et 33 dans les quinze jours. L'indicateur 33 demande d'avoir déjà collecté des évaluations : lancez le questionnaire sur vos prochaines sessions sans attendre
Audit en 2027Vous avez le temps de bien faire. Construisez l'indicateur 33 comme un vrai outil de pilotage plutôt que comme une case à cocher : c'est celui qui, bien fait, améliore réellement vos formations
Pas encore certifié, audit initial prévu après le 1er novembrePréparez directement sur 33 indicateurs. Ne partez pas d'un modèle de dossier de preuves V9 trouvé en ligne : il lui manque au moins un indicateur

Un conseil qui vaut pour tous : relisez votre site web au regard de l'indicateur 1 renforcé. « Aucune mention de nature à induire le public en erreur » vise les promesses de résultats, les taux non sourcés, les « certifié » et « garanti » approximatifs. C'est la première chose qu'un auditeur regarde, avant même d'arriver dans vos locaux, et c'est aussi la plus facile à corriger.

Les erreurs que nous anticipons en audit V10

Nos clients passent des audits Qualiopi chaque semaine, et ces audits vont basculer en V10 le 1er novembre. Voici les points sur lesquels nous nous attendons à voir tomber des non-conformités.

Un seul questionnaire pour les indicateurs 30 et 33. C'est le piège le plus évident. Le texte de l'indicateur 33 dit « distinct » : deux questionnaires, ou un questionnaire clairement scindé en deux parties identifiées.

Une démarche d'amélioration sans mesure d'efficacité. Avoir noté « nous allons revoir le module 3 » ne suffit pas. Il faut, à l'audit suivant, montrer que le module 3 a été revu et que les évaluations se sont améliorées, ou expliquer pourquoi elles ne l'ont pas fait.

Le harcèlement traité par une phrase du règlement intérieur. L'indicateur 12 renforcé demande un dispositif : à qui signaler, comment, et que se passe-t-il ensuite.

Du distanciel sans relevé de suivi. L'indicateur 19 renforcé demande de prouver que les modules à distance ont été suivis. Sans outil qui trace les connexions et la progression, il n'y a rien à montrer.

Des contrats de sous-traitance muets sur la qualité. L'indicateur 27 renforcé demande la traçabilité dans le contrat. Un contrat signé avant novembre sans clause qualité devra être complété par avenant.

Une analyse des risques qui n'existe pas. L'indicateur 32 renforcé est le plus abstrait, et donc le plus souvent oublié. Un tableau d'une page — quels risques pèsent sur la qualité de mes formations, quelle probabilité, quelle mesure de prévention — suffit s'il est daté et mis à jour.

Avertissement

LIDEO est un cabinet de conseil. LIDEO n'est pas un organisme de formation et n'est pas certifié Qualiopi : nous accompagnons nos clients dans l'obtention de leur propre certification. Cet article s'appuie sur le texte du décret n° 2026-728 tel que publié au Journal officiel du 4 août 2026, et sur notre lecture de ce que les auditeurs demanderont. Les organismes certificateurs peuvent préciser leurs attentes par des guides de lecture : celui de votre certificateur fait foi pour votre audit.

En résumé

Le référentiel V10 n'est pas une révolution : sept critères inchangés, une vingtaine d'indicateurs repris tels quels. Mais ses ajouts sont précis, ils visent des pratiques concrètes — l'évaluation des enseignements, le traitement des violences, le suivi du distanciel, la sous-traitance, les risques — et ils s'appliquent sans transition à partir du 1er novembre 2026.

Un organisme dont le dossier de preuves est à jour a devant lui deux semaines de travail pour être prêt. Un organisme qui découvre le sujet en octobre, la veille de son audit, n'y arrivera pas. Entre les deux, il y a la checklist ci-dessous.

Sources

  1. Décret n° 2026-728 du 1er août 2026 relatif au référentiel national qualité — Légifrance (texte intégral et annexe)
  2. C2RP (Carif-Oref Hauts-de-France) — Nouveau référentiel Qualiopi : ce qui change à compter du 1er novembre 2026
  3. AFNOR Certification — Qualiopi : décryptage du nouveau décret 2026

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Questions fréquentes

Sur le référentiel V10 👉🏻

Mon audit est prévu en octobre 2026 : sur quelle version serai-je audité ?

Sur la version actuelle, à 32 indicateurs. Le décret fixe l'application du nouveau référentiel aux audits réalisés à partir du 1er novembre 2026. Un audit réalisé le 30 octobre reste sur l'ancien référentiel ; un audit le 3 novembre se fait sur les 33 indicateurs. Vérifiez la date effective de l'audit avec votre certificateur, pas la date de signature du contrat.

Je suis déjà certifié : dois-je repasser un audit initial ?

Non. Votre certificat reste valable jusqu'à son terme. Ce sont vos prochains audits — de surveillance ou de renouvellement — qui se feront sur la V10 s'ils ont lieu après le 1er novembre 2026. C'est à ce moment-là que l'auditeur vérifiera les nouveaux éléments, dont l'indicateur 33.

Qu'est-ce que l'indicateur 33 exige concrètement ?

Un dispositif par lequel les apprenants évaluent le contenu de la formation et la qualité de l'enseignement, distinct du questionnaire de satisfaction général. Les résultats doivent être partagés avec les formateurs, déboucher sur une démarche d'amélioration formalisée, et vous devez mesurer périodiquement si cette démarche produit des effets. Un simple « êtes-vous satisfait ? » en fin de session ne suffit plus.

Les organismes qui ne font ni apprentissage ni alternance sont-ils concernés par tous les indicateurs ?

Non. Comme dans la version actuelle, plusieurs indicateurs ne s'appliquent qu'à certaines prestations : les indicateurs 13, 14, 15, 20 et 29 concernent l'apprentissage ou l'alternance, l'indicateur 28 les formations en situation de travail, et les indicateurs 3, 7 et 16 les formations certifiantes. Un organisme qui dispense uniquement des actions de formation classiques est audité sur les autres.

Existe-t-il une période de transition ?

Le décret fixe une date d'application, le 1er novembre 2026, sans dispositif transitoire. Sauf instruction particulière de votre organisme certificateur, il faut considérer que tout audit à partir de cette date se fait sur les 33 indicateurs. Il reste donc moins de deux mois pour mettre le dossier de preuves à niveau.

Où trouver le texte officiel ?

Sur Légifrance : décret n° 2026-728 du 1er août 2026, publié au Journal officiel du 4 août 2026. Le référentiel figure en annexe du décret. Le lien est dans les sources en bas de cet article.

Document offert

La checklist des 33 indicateurs Qualiopi V10

Le nouveau référentiel applicable au 1er novembre 2026, indicateur par indicateur, avec ce qui change par rapport à la version actuelle. À cocher pendant la préparation de votre audit.

PDF · 4 pages · 33 indicateurs · 7 critères

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Jérémie Chiari

Écrit par

Jérémie Chiari

Fondateur de LIDEO. Il accompagne des entrepreneurs sur la création de leur organisme de formation — déclaration d'activité, certification Qualiopi, référencement EDOF et financements OPCO — et assiste à des audits Qualiopi chaque semaine aux côtés de ses clients.

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On regarde ensemble votre dossier de preuves indicateur par indicateur, on identifie ce qui manque pour la V10, et on vous dit franchement si vous êtes prêt. Nos clients passent des audits chaque semaine : on sait ce que les auditeurs demandent réellement.

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